dimanche 29 mai 2016

Pierre GAMARRA. Je te souhaite un jour de velours





Je te souhaite un jour de velours


Je te souhaite un jour de velours,
d'iris, de lis et de pervenches,
un jour de feuilles et de branches,
un jour et puis un autre jour,

un jour de blés, un jour de vignes,
un jour de figues, de muscats,
un jour de raisins délicats,
un jour de colombes, de cygnes.

Je te souhaite un jour de diamant,
de saphir et de porcelaine,
un jour de lilas et de laine,
un jour de soie, ô ma maman,

et puis un autre jour encore,
léger, léger, un autre jour
jusqu'à la fin de mon amour,
une aurore et puis une aurore,
  
car mon amour pour toi, ma mère,
ne pourra se finir jamais
comme le frisson des ramées
comme le ciel, comme la mer…


Pierre GAMARRA




..."car mon amour pour toi, ma mère,
ne pourra se finir jamais
comme le frisson des ramées
comme le ciel, comme la mer"…






Louis-Eugène BOUDIN
(1824-1898)
Ciel nuageux au dessus d'une mer calme - Musée d'Orsay 

*

Actuellement au Havre, BOUDIN le maître des nuées maritimes retrouve sa lumière. 

Dans son poème L'Étranger Baudelaire affirme qu'il aime mieux «les nuages qui passent» à ce qui nous est habituellement cher : famille, patrie, or… Provocation antibourgeoise? Oui mais pas seulement. Cette passion très exclusive est née en 1859 avec la découverte des études de ciels d'Eugène Boudin. Pour Baudelaire, ce peintre qui, pour ses pastels et ses huiles, levait les yeux, délaissant le rivage, la mer et jusqu'à la ligne d'horizon, réunit tout de ce qu'il appelle la modernité. De telles «beautés météorologiques» saisissent en effet un instant de la «grande nature céleste». Elles captent le transitoire de l'immuable, le contingent de l'éternel. Pour quelques mois encore Au Musée André-Malraux du Havre, il n'est qu'à regarder par les larges baies vitrées donnant sur la Manche pour réaliser à quel point ces études sonnent ...(jusqu'à fin septembre 2016)



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