mercredi 20 septembre 2017

Yad Vashem














A l’approche de Rosh Hashana, le site internet de Yad Vashem en français vous propose une exposition virtuelle sur les cartes de vœux, calendriers et prières écrites avant, pendant et après la Shoah par les Juifs d’Europe.
Yad Vashem se met à la page internet
« Je leur donnerai dans ma maison et dans mes murs un monument et un nom (« yad vashem »)… qui jamais ne s’effacera. » Isaïe 56, 5. 
Mémorial vivant du peuple juif en souvenir de la Shoah, Yad Vashem œuvre à préserver la mémoire du passé et à lui donner un sens pour les générations à venir. Créé en 1953 pour être le centre mondial de documentation, de recherche, d’éducation et de commémoration de la Shoah, Yad Vashem est aujourd’hui un lieu vivant et dynamique de rencontres intergénérationnelles et internationales.
En 2017, plus de 70 ans après la Shoah, ce lieu de mémoire incontournable a su adapter ses méthodes de recherche et de transmission. Aujourd’hui le site internet de Yad Vashem est traduit en 8 langues avec pour chacune des informations et des expositions virtuelles.
Emmanuelle Moscovitz, membre de l’équipe francophone de Yad Vashem, explique les atouts d’un tel type d’exposition: 
"Ces expositions virtuelles nous permettent de toucher un public encore plus large. Nul besoin de pouvoir venir sur place pour les visiter. Par ailleurs, elles restent toujours disponibles en ligne, ce qui constitue un réservoir important pour la documentation et plus particulièrement pour les enseignants qui disposent là de supports exceptionnels ". 
Emmanuelle poursuit en vantant également les mérites de la chaine YouTube du musée, également disponible en français et qui permet de partager au plus grand nombre la masse de témoignages que Yad Vashem a recueilli et continue de récolter.




mardi 19 septembre 2017

Rosh Hachana



Rosh Hashana





Les Juifs fêtent à partir du 20 au 22 septembre au soir le nouvel an, Rosh Hashana  et entrent dans l’année 5778.

On se souhaite  Shana Tova (c'est à dire "Bonne Année" - ce qui n'est pas particulièrement original)  et on forme le voeu traditionnel suivant :

Que cette année prenne fin avec ses malédictions,
Que commence l’année nouvelle avec ses bénédictions. "





 


La tradition millénaire est que l'on trempe des quartiers de pommes dans le miel. Puis en général, on les mange...en oubliant son taux de cholestérol ou de triglycérides !   

Shana Tova à tous !


*  *  *    


Petit rappel de divers calendriers :

Calendrier hébraïque : 5778

Calendrier grégorien : 2017

Calendrier islamique : 1437

Calendrier taïwanais : 105



vendredi 15 septembre 2017

Ne faites plus la faute











«Ils se sont parlé» ou «ils se sont parlés» ? «Elles se sont succédées» ou «elles se sont succédé» ? Les erreurs de graphie sont fréquentes à l'écrit. Comment éviter l'impair ? 
«Elles se sont embrassées», «elle s'est permise de parler tout haut», «Deux fois ils se sont parlés au téléphone», lisait encore il y a peu. Les erreurs sont éloquentes. Et pour cause! Elles sont devenues banales. Tantôt accompagnés d'un «e» tantôt d'un «s», les verbes pronominaux au participe passé se retrouvent invariablement au féminin et au pluriel. Comment éviter l'erreur? 
Accorder ou ne pas accorder. Voilà la question! Au participe passé les verbes pronominaux deviennent de véritables sources de désagréments voire de tracas. Trois règles pourtant très simples suffiront à éloigner une fois pour toutes ces spectres de la mauvaise conjugaison française.
Rappelons-nous tout d'abord, précise l'Académie française, qu'il est vital, lorsqu'est employé le participe passé, de toujours nous poser la question: quelle est la fonction du pronom réfléchi complément? A-t-on affaire à un COD ou à un COI?

● Ils se sont succédés ou ils se sont succédé?

Dans le cas qui nous occupe, il faut savoir que le verbe pronominal s'accorde majoritairement avec le sujet quand il se retrouve conjugué avec l'auxiliaire «être». Exemple: «Elle s'est évaporée.» Toutefois -et c'est là le hic- il arrive que le verbe pronominal ne se conjugue pas avec son sujet mais son complément. Il devient ainsi important de repérer la place du COD ou COI dans la phrase.
Si le COD précède le verbe, alors le participe passé s'accorde. Exemple: «Ils se sont rincés». Le pronom réfléchi «se» joue ici le rôle de complément d'objet direct. En revanche, si l'on écrit: «Ils se sont rincé les mains» (ils se sont rincés quoi? Les mains). Le COD se situe après le verbe, il ne faut donc faire aucun accord.
Dans la même lignée, nous indique l'Académie française, le participe passé d'un verbe pronominal restera toujours invariable lorsque son pronom réfléchi sera un COI. Les sages donnent comme exemple «se succéder». Dans ce groupe verbal, «se est un complément d'objet indirect. Si on remplace une personne, on succède à quelqu'un, on lui succède.» Il faut donc écrire: «Les différents stagiaires qui se sont succédé» et non «les différents stagiaires qui se sont succédés».
De la même manière on écrira ainsi «ils se sont parlé» (ils ont parlé à quelqu'un), «ils se sont plu» (plaire à quelqu'un) ou encore «elle s'est permis de parler à haute voix» (permettre à quelqu'un) MAIS «elles se sont appelées» (chacun a appelé l'autre), «ils se sont proposé de venir» (ils ont proposé de venir).



mercredi 13 septembre 2017

Apollinaire. Salut
















Salut monde dont je suis la langue éloquente que sa bouche ô Paris tire et tirera toujours aux Allemands




Guillaume Apollinaire









samedi 9 septembre 2017

Dufy



 Raoul Dufy 
Les couleurs du bonheur








Le Musée Jean Cocteau de Menton et Collection Severin Wunderman présentent, du 20 mai au 09 octobre 2017, « Raoul Dufy, les couleurs du bonheur ».
            Comme un écho à la collection que Severin Wunderman construisit tout au long de sa vie autour de l’oeuvre de Jean Cocteau, l’exposition estivale du musée Jean Cocteau de Menton présente une autre collection réunie par un collectionneur passionné par l’oeuvre de Raoul Dufy. Le public pourra découvrir 300 oeuvres qui retracent le parcours artistique de Raoul Dufy, ses thèmes de prédilection : les régates, les concours hippiques, les décors, les fêtes et les paysages. Une partie de l’exposition est consacrée à sa collaboration avec le couturier Paul Poiret pour lequel il dessina de nombreux tissus avant de rejoindre, en  1912, la maison lyonnaise Bianchini-Férier. Dufy s’intéresse aussi à la céramique et, en 1922, il entreprend une collaboration avec le jeune céramiste catalan Josep Llorens Artigas.
Formidable coloriste, Dufy nous invite dans son univers de couleur et de légèreté.
Cocteau et Dufy se retrouvent dans leur curiosité pour tous les arts, n’hésitant pas à franchir les barrières, passant de la peinture, à la céramique, touchant à la tapisserie, la mode, le théâtre ou l’édition. Pas d’art mineur ou d’art majeur mais un plaisir immuable de découvrir de nouveaux univers pour s’exprimer.
Outre la collection particulière, l’exposition présente des céramiques prêtées par la Galerie Landrot et des oeuvres prêtées par les musées de Nice et de Menton.
Un catalogue Raoul Dufy Les Couleurs du bonheur a été édité à l’occasion de l’exposition avec en couverture une aquarelle représentant Le Casino de la Jetée Promenade à Nice (1946).
Raoul Dufy est mort à Forcalquier le 23 mars 1953 et a été enterré le 25 mars dans le cimetière de Cimiez à Nice.




















Exposition Raoul Dufy 

Les couleurs du bonheur

Du 20 mai au 09 octobre 2017
Musée Jean Cocteau collection Severin Wunderman
2, quai de Monléon
06500 Menton
www.museecocteaumenton.fr
Ouvert tous les jours de 10h à 18h  sauf mardi









Les Ménades ou le cortège d'Orphée


***



Avant même la parution du Bestiaire, les gravures de Dufy avaient attiré l’attention d’un homme cultivé et passionné d’art décoratif : le couturier Paul Poiret. Séduit par la fantaisie décorative de Dufy, Poiret lui propose de réaliser des tissus.










« Nous rêvions de rideaux éclatants et de robes décorées dans le goût de Botticelli. Sans mesurer mon sacrifice, je donnais à Dufy, qui alors débutait dans la vie, les moyens de réaliser quelques-uns de ses rêves ».

Paul Poiret 





Le Tennis - Toile imprimée de Tournon - 1919




Le Dancing - Gouache pour un tissu Bianchini-Ferrier - vers 1920


Robe de chambre de Paul Poiret, 1924



Amphitrites - Crêpe de soie façonné Bianchini-Ferrier, 1925


« Que d’échos cette période passionnante de ma vie ne réveille-t-elle pas en moi ! Grâce à Poiret et à Bianchini-Férier j’ai pu réaliser cette relation de l’art et de la décoration, surtout montrer que la décoration et la peinture se désaltèrent à la même source ».
R.Dufy


vendredi 8 septembre 2017

Romans essentiels








C'est la rentrée !... (5)

Florilège de livres à lire cette année







 - Ainsi parlait Zara, de Nietzsche.

- Le crime de l'American Express, d'Agatha Christie.

- Le monde selon Gap, de John Irving.

- Alfa Roméo et Juliette, de William Shakespeare.

- Du côté de chez Swatch, de Marcel Proust

- L'Illiade et l'eau d'Issey Miyaké

- Auchan en emporte l'Évian, de Margaret Mitchell.

- Pour qui sonne le Carglass, d'Ernest Hemingway.

- Le Petit Bateau ivre, d'Arthur Rimbaud.

- L'assassin habite au Century 21, de Stanislas-André Steeman.

- 1664, de George Orwell.

- La possibilité Dunhill, de Michel Houellebecq.

- Les Misérables, de Victor Hugo Boss.

- Darty Dancing, d'Emile Ardolino.

- La planète des Singer, de Pierre Boulle.

- Mort à Crédit agricole, de Céline.

- Le Capital, de Marx et Spencer.

- Naf-Naf, d'Émile Zola.

- La Dame aux Camelia-Jordana, d'Alexandre Dumas fils.







Conakry est pour un an la capitale mondiale du livre





jeudi 7 septembre 2017

Jacqueline de ROMILLY. Le trésor des savoirs oubliés, extrait.


 C'est  la rentrée !...(4)










À quoi bon apprendre tant de choses qu'on s'empressera d'oublier sitôt les examens passés ? À cette critique si souvent entendue contre l'enseignement scolaire, Jacqueline de Romilly oppose ici quelques arguments simples, et dont chacun de nous a pu faire l'expérience.
Entre un savoir précis et l'oubli total, il y a bien des degrés. Nos souvenirs peuvent être partiels, flous, incertains : pourtant nous sentons bien qu'ils sont présents en nous. Ils ont laissé des traces et constituent pour l'esprit des repères intellectuels, mais aussi affectifs ou moraux. Extraits :  

(...) l'élève n'aura pas seulement rencontré des exemples de raisonnement. Il n'aura pas fait l'expérience seulement de verdicts, d'opinions, de propositions : il fera aussi, avec les auteurs ou personnages du passé, connaissance avec toutes les émotions possibles ; il aura rencontré tous les bonheurs et tous les malheurs, toutes les causes d'indignation et d'ingratitude, et toutes les aventures : cela aura élargi et enrichi son horizon intérieur. Laissons pour le moment de côté l'enrichissement moral qui, on le devine, compte beaucoup - on y reviendra. Mais d'ores et déjà il est clair que cet enrichissement intérieur joue aussi dans la formation de son esprit. Ce n'est plus le jugement proprement dit qui se forme ici : c'est la compréhension.

Compréhension des êtres et des sentiments, compréhension des situations et des passions. Or, le meilleur moyen de réagir sainement dans la vie, est de percevoir les idées et les problèmes avec une profondeur humaine qui seule leur donne leur vrai sens. La compréhension qui naît ainsi chez l'élève est la forme la plus haute de l'intelligence.

L'élève qui aura fait ses classes, même modestement, aura ajouté aux souvenirs des contes qui charmaient son enfance tout l'héritage de l'expérience humaine. Il aura conquis un empire avec Alexandre ou Napoléon, il aura perdu une fille avec Victor Hugo, il aura lutté seul sur les mers comme Ulysse ou bien comme Conrad, il aura vécu l'amour, la révolte, l'exil, la gloire. En fait d'expériences, ce n'est pas mal ! Et même s'il a oublié tous les détails, la possibilité de ces grandes aventures reste en lui comme une forme imprécise, mais capable d'éclairer sa très modeste expérience quotidienne et de faire de lui un esprit mieux informé, i.e., plus large et plus sûr.
De plus - et cela compte ! - il aura été habitué à la diversité des jugements possibles et au contraste des divers sentiments ; il aura dû choisir, il aura dû prendre position. Ainsi se forme l'esprit critique. Par rapport à ces opinions de toutes sortes qu'il aura rencontrées, il aura été contraint de s'en former une à lui, qui ne soit pas due à une imitation hâtive des propos entendus autour de lui, mais qui soit éclairée, mûrie, personnelle.

Jacqueline de ROMILLY
Le trésor des savoirs oubliés



Jacqueline de Romilly