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mardi 15 septembre 2020

Meurtre, domination et adultère: la vie secrète des marmottes




Parce que c'est l'été, voici un sujet 
-peu poétique- de... délassement.










Ce petit mammifère alpin vit en clans dirigés par un unique couple reproducteur, et la compétition est féroce.

«Pas plus tard qu’aujourd’hui, nous avons assisté à deux meurtres.» Aurélie Cohas, écologiste du comportement au Laboratoire de biométrie et biologie évolutive de l’université Claude-Bernard Lyon-I, n’y va pas par quatre chemins: la marmotte n’est pas aussi charmante qu’elle en a l’air. Disons-le tout de suite, c’est un animal franchement violent, à des années-lumière de l’image de la petite peluche montagnarde à laquelle elle est souvent associée.






Cela fait maintenant trois ans que la chercheuse, en partenariat avec l’Université autonome de Barcelone, dirige ce projet et scrute 90 groupes familiaux de marmottes alpines (Marmotta marmotta) répartis dans trois zones entre le col du Lautaret (2 058 m) et le col du Galibier (2 645 m). C’est la seule campagne d’observation des marmottes en Europe actuellement. «Nous les capturons à l’aide de pièges, puis nous les marquons avec des puces pour pouvoir les identifier», détaille Aurélie Cohas lors d’une conférence de presse improvisée dans les bâtiments du Jardin du Lautaret, en lieu et place de la visite de terrain annulée pour cause d’orage. «Notre objectif, c’est de mesurer leur évolution démographique.»




Ce suivi est très coûteux en ressources humaines. Une dizaine de stagiaires sont mobilisés pendant les campagnes d’observation. Les infrastructures du Jardin du Lautaret, une des antennes de la station alpine Joseph-Fourier (unité mixte de recherche CNRS/université Grenoble Alpes) servent de camp de base. Certains reviennent choqués en découvrant de leurs propres yeux les mœurs violentes de leur objet d’étude. Avec ses incisives tranchantes et sa mâchoire surpuissante, la marmotte n’est pas simplement un paisible herbivore, c’est aussi une machine à tuer. «Elles peuvent briser la nuque de leurs congénères d’un simple coup de dents», rappelle la chercheuse.


Le parterre de journalistes, invités par le département des Hautes-Alpes à découvrir les recherches scientifiques menées sur le territoire, est stupéfié. Les habitants de la région qui encadrent ce voyage de presse ne sont pas moins sous le choc que les citadins de ce groupe hétéroclite. Cette gentille petite boule de poils? Une tueuse sanguinaire? Vous n’êtes pas sérieux? «Ah je vous assure, ce sont des animaux assez impitoyables», poursuit Aurélie Cohas. «Nous avons déjà vu des marmottes lapider leurs congénères ou se faire enterrer vivantes.» Ah, tout de même. Mais pourquoi tant de violence?

«Avec le réchauffement, la couche neigeuse disparaît plus tôt. Paradoxalement, cela veut dire qu’il peut faire plus froid dans les terriers car la neige est un bon isolant»




«Les marmottes vivent en groupes familiaux. Et au sein de chaque clan, seul le couple dominant peut se reproduire», détaille la chercheuse. Ce qui explique la zizanie. Si les autres individus veulent procréer, ils n’ont que deux options: devenir calife à la place du calife ou partir tenter leur chance chez le voisin. En effet, les terriers sont rares (certains sont plus que centenaires) et construire un nouveau réseau de galeries ex nihilo demande beaucoup trop d’efforts. Le plus simple reste donc de déloger un dominant, puis d’exterminer tous les individus du même sexe avant de s’accoupler avec le veuf ou la veuve. Les jeunes mâles partent souvent en fratrie pour optimiser leurs chances de victoire. En cas de succès, une bataille acharnée entre frères s’ensuivra. Il ne pourra en rester qu’un, et le fratricide n’est pas exclu.

«Nous avons l’impression que cela ne va pas aller en s’arrangeant», souligne Aurélie Cohas. «Avec le réchauffement, la couche neigeuse disparaît plus tôt. Paradoxalement, cela veut dire qu’il peut faire plus froid dans les terriers car la neige est un bon isolant.» Les subordonnés préfèrent donc s’en aller: cela leur coûte trop d’énergie de réchauffer régulièrement les petits pour les aider à sortir de leur phase d’hibernation. Quitte à dépenser toute leur énergie et à mettre leur vie en danger, certains préfèrent tenter leur chance ailleurs. Cette fragmentation progressive des familles risque d’augmenter les conflits territoriaux. Cela pourrait aussi avoir une incidence sur l’évolution des effectifs. «Une marmotte alpine ne peut pas hiberner seule, prévient Aurélie Cohas. Lorsque des jeunes quittent le terrier familial, ils doivent impérativement avoir réussi à fonder un clan avant l’hiver. Sinon, c’est la mort assurée.»

On pourrait se consoler en se disant qu’à défaut d’être gentilles, les marmottes sont au moins fidèles en amour. Las, ce n’est pas vraiment le cas.


Rappelons que l’hibernation n’est pas de tout repos. Une marmotte ne dort pas du tout quand elle hiberne. Son métabolisme est certes très ralenti et sa température corporelle très basse (jusqu’à 4 °C), mais son activité cérébrale n’est pas celle d’un sommeil réparateur. Or le sommeil est indispensable, car il permet au cerveau de se réorganiser et d’évacuer les toxines qui s’y accumulent. Il est donc impératif pour les marmottes en hibernation de sortir régulièrement de leur état cataleptique… pour dormir un peu!

On pourrait se consoler en se disant qu’à défaut d’être gentilles, les marmottes sont au moins fidèles en amour. Las, ce n’est pas vraiment le cas. Lorsque les ressources sont très abondantes, un mâle peut choisir de s’accoupler avec une deuxième femelle. «Ce n’est pas très courant, mais cela arrive», confirme la chercheuse. Et les femelles ne sont pas en reste. «Il n’est pas si rare qu’une marmotte dominante aille discrètement voir ailleurs», sourit Aurélie Cohas. Elle se laisse alors courtiser par les mâles «en dispersion»: pas assez forts pour avoir établi leur propre clan, mais suffisamment courageux pour avoir quitté le nid. À défaut de survivre à l’hiver, elles auront au moins pu transmettre leur patrimoine génétique. Chez les marmottes aussi, la fortune sourit aux audacieux.


Pcc. Tristan Vey 



Et bien entendu les marmottes de France 3 restent un monument d'humour..
 






samedi 30 novembre 2019

Hier, le friday était black (?)







Vendredi 
[van-dre-di] 



Jour de fièvre acheteuse



C’était hier le vendredi qui suit Thanksgiving aux États-Unis et annonce le début des achats de fin d’année. Il est appelé Black Friday, ce que les Québécois traduisent malinement par «Vendredi noir», ou «fou».
Le mot vient de Veneris deis, le jour de Venus. À voir la frénésie qui s’empare des marques, on craint que la consommation ne soit effectivement devenue un mal vénérien. Mercredi, c’est-à-dire Mercuris dies, le jour de Mercure, dieu du commerce, eût été plus indiqué, que celui de la déesse de l’amour.
Vendredi fait vendre? C’est peut-être ce qu’ont pensé les promoteurs de cette journée. Ils ont en tout cas de l’énergie à revendre, à voir celle qu’ils mettent à vendre leur vendredi. On connaissait la quinzaine du blanc, voici le vendredi noir.
Depuis deux mille ans, vendredi était plutôt un jour maigre, voire saint.Il est devenu malsain à bien des égards…Car c’est connu: l’achat est triste hélas et j'ai lu tous les  et il y a fort à parier que tel qui rit vendredi dimanche revendra.




dimanche 11 août 2019

Chats

Nous avons évoqué ici les douces moeurs de marmottes. Voici aujourd'hui celles des chats.













Mettons une chose au point tout de suite: les auteurs de cet article ne peuvent être soupçonnés de ne pas aimer les chats. Et cela pour une simple et bonne raison: ils les adorent. L'un des deux en possède même un (à moins que ce ne soit le chat qui le possède) et ne cesse d'en vanter les qualités. Et ce quand bien même il arrive fréquemment au bureau couvert de griffures (véridique). 
Cet amour inconditionnel des chats, qui nous accompagnent depuis 9000 ans, peut paraître bien étrange. Car lorsqu'on y regarde d'un peu plus près, nous aurions objectivement toutes les raisons du monde de les détester. Ou de s'en méfier comme de la peste. En voici six. Presque sans mauvaise foi.


1) Si vous l'aimez, votre chat, lui, ne vous aime pas.

S'il ronronne à vos côtés et vous réchauffe de son doux pelage pendant les longues nuits d'hiver, ne vous y trompez pas. N'y voyez aucune marque d'amour, car votre chat ne vous aime pas. Le chat s'est rapproché de l'homme par intérêt. Un moyen pour lui de se procurer de la nourriture sans effort. Et s'il tolère votre présence, c'est bien parce qu'il y trouve un intérêt matériel. Plusieurs expériences ont en effet montré qu'en dehors de ce lien, rien ne vous unissait à votre précieux animal.
Un scientifique britannique a par exemple mesuré en 2016 le taux d'ocytocine libéré dans leur salive après avoir été au contact de leurs maîtres, dans le cadre d'un documentaire diffusé par la BBC. Surnommée «hormone de l'amour», cette molécule est connue chez les êtres humains pour jouer un rôle dans la confiance, l'empathie, la générosité (et la sexualité). Or si la concentration en ocytocine augmentait de 57% dans la salive des chiens après avoir joué avec leurs maîtres, elle ne grimpait fébrilement que de 12% chez les chats. Alors oui, rassurez-vous, ils étaient sans doute très contents de jouer. Mais que ce soit avec vous, le voisin, le facteur ou même le boucher, cela ne change rien pour lui.
Toujours pas convaincu? Dans le reportage Chat sous surveillance diffusé en mai sur France 5, une équipe de chercheurs présentait une expérience tout aussi instructive. Si un propriétaire de chat se tient en compagnie d'un autre humain dans une pièce inconnue en restant parfaitement neutre, son animal de compagnie ne montrera aucun attachement particulier en entrant dans la pièce. Il ne cherche pas à être rassuré par son maître dans ce nouvel environnement, comme le font les enfants ou les chiens. Tout se passe comme si vous n'étiez rien de plus qu'un distributeur de croquettes à ses yeux. En équipant des chats de capteurs GPS, des scientifiques ont d'ailleurs pu constater qu‘ils n'hésitaient pas à multiplier les foyers pour augmenter le nombre de repas, voire à changer de maître en fonction de la qualité de l'assiette.
Pour finir sur une touche quelque peu morbide, si vous mourrez tout seul chez vous, votre chat n'attendra pas plus de 24 à 48h avant de commencer à vous manger. S'il ne trouve rien de meilleur à son goût bien sûr.






2) Votre chat vous manipule.

S'il n'aime que lui, le chat n'en reste pas moins un animal social. Près de 10.000 ans de cohabitation avec l'homme l'ont amené à développer des techniques de communication pour se faire comprendre. Des études de 2004, menées par Nicholas Nicastro de l'université de psychologie de Cornell (New York), montrent que le miaulement est réservé aux humains. Entre eux les chats ne miaulent pas, ou très peu. Ces miaulements diffèrent en fonction de ses émotions ou bien de ce qu'il veut. Selon le contexte, le chat peut émettre une dizaine de miaulements différents.
Mais cela va encore plus loin. Toxoplasma gondii vous connaissez? C'est pourtant le meilleur allié du chat. Ces bactéries sont responsables de la toxoplasmose. En 2013, une étude publiée dans la revue Plos one montre que les souris infectées par ce parasite deviennent beaucoup moins craintives envers ces terribles félins. Elles sont même attirées par leur urine! Elles n'en deviennent donc que plus faciles à chasser. Une technique de survie pour le parasite qui ne peut se reproduire que dans le tube digestif des chats. En février 2016, une autre étude a montré que cette manipulation parasitaire affecte également les chimpanzés, qui acquièrent suite à l'infection une attirance à l'égard de l'urine du léopard.
Un petit détail: un tiers de la population mondiale est infecté par Toxoplasma gondii , et de 50 à 70% de la population en Europe de l'ouest. Comme une souris de laboratoire vous êtes sans doute tombé dans le piège. Si vous aimez votre chat, c'est peut-être bien malgré vous...






3) Votre chat est un authentique psychopathe

Vous êtes tranquillement assis dans votre canapé à lire le journal. Le chat a déjà mangé, il dort sur le lit. La maison est calme et rien ne semble en mesure de déranger cette quiétude. Le chat se lève, se rapproche de vous. Il marque une pause, vous regarde quelques secondes et d'un seul coup il vous attaque! Aucune raison évidente à cet accès de violence, vous ne lui avez rien fait! Pourtant il s'est quand même jeté sur vous. Ne cherchez pas, vous n'y êtes pour rien. Votre chat est juste un psychopathe. La seule chose qui le retient de vous dévorer sur place, c'est sa taille.






C'est cet infime détail qu'il l'a d'ailleurs poussé à choisir d'être nourri par l'homme, plutôt que de se nourrir de l'homme. En 2015, des chercheurs de l'Université d'Edimbourg montraient que les chats partageaient une grande partie de leurs traits de caractère avec les lions en captivité. Comme les lions, les chats craignent les gens et se montrent généralement très suspicieux. Tous deux aiment dominer, sont impulsifs, anxieux et colériques. Ce sont en fait de petits prédateurs agressifs. Sans doute un moyen de compenser leur manque de confiance en eux.
Et si après vous avoir sauvagement mordu les mollets il vous ramène une souris morte, ce n'est pas pour se faire pardonner ou vous faire un cadeau désintéressé. Il vous montre ce dont il est capable, tout en sachant que jamais vous ne feriez aussi bien.

4) Votre chat reconnaît parfaitement votre voix. Il s'en fiche juste royalement

S'il sait vous parler, ça ne veut pas dire pour autant qu'il apprécie l'idée d'entamer une discussion. En 2013, une étude de l'université de Tokyo a montré qu'il comprenait parfaitement quand on l'appelait par son nom. Et qui plus est, il reconnaissait même la voix de son maître. Mais quand d'autres animaux (le chien pour ne pas le citer) manifestent des signes de joie et de reconnaissance à leur appel, le chat daigne à peine bouger une oreille. Refusant catégoriquement de se déplacer. Par contre si en même temps que vous criez son nom vous ouvrez son repas du soir, il y a de forte chance qu'il rapplique rapidement. Libre à vous de penser qu'il manifeste ainsi un signe de reconnaissance autre que celle du ventre.

5) Votre chat est un tueur-né et un danger pour la biodiversité

Les chats sont des machines à tuer et une menace pour la biodiversité. Chaque année, ils sont responsables en France de la mort de 75 millions d'oiseaux et probablement de millions de chauves-souris. Ce chiffre est colossal. Cela représente plus de 200.000 volatiles PAR JOUR. Aux États-Unis, ce sont plusieurs MILLIARDS d'oiseaux qui meurent chaque année sous leurs griffes acérées.




Et ce ne sont pas les seules victimes de leur instinct meurtrier. En Australie, les chats tuent environ un demi-milliard de reptiles chaque année. Quant aux petits mammifères, les scientifiques ont estimé il y a quelques années qu'il en mourrait entre 6,9 et 20,7 milliards chaque année sur le seul territoire américain. Pour limiter le carnage, les propriétaires sont invités à équiper leur animal de compagnie d'un collier coloré et/ou équipé d'une clochette.
Seul petit bémol, certaines études laissent penser qu'une minorité de chats est responsable de ces hécatombes. La plupart sont fort heureusement trop feignants pour se donner la peine de lever leur grasse carcasse afin d'assouvir leurs pulsions destructrices. Ils préfèrent alors les assouvir sur le canapé ou sur votre nouveau pull en cashmere.

6) Votre chat se lèche probablement les poils pour tenter de vous rendre malade

Selon les résultats de l'enquête européenne de santé respiratoire (rapportés en 2014 par l'ANSES), une personne sur dix environ serait, au moins faiblement, allergique aux chats en France. Ce qui en fait la 3e source d'allergie après les acariens et le pollen de graminées. Or ce ne sont pas les poils de chats en eux-mêmes qui provoquent l'allergie mais une protéine contenue dans leur salive (et leur urine). Les poils sont juste le vecteur privilégié de cette salive pour pénétrer dans notre système respiratoire. Vous ne regarderez plus les chats faire leur toilette de la même manière dorénavant: ces petits saligauds ne se lèchent pas pour se nettoyer mais pour nous rendre malades. Bon, ce n'est probablement pas vrai mais allez savoir avec des êtres aussi pervers...


    
©Gary Larson

jeudi 1 août 2019

Nicolas De Staël






Nicolas de Staël, Agrigente (détail), 1953-54, huile sur toile, CR 750, Collection particulière - Courtesy Lefevre Fine Art, Londres © Adagp Paris, 2018







Développement de l’œuvre de Nicolas de Staël lors de son séjour en Provence, entre juillet 1953 et juin 1954.

La période provençale de Nicolas de Staël marque un tournant essentiel, aussi bien dans sa vie que dans son œuvre. Entre juillet 1953 et juin 1954, l’artiste y puise une nouvelle source d’inspiration.

La découverte de la lumière du Midi, la beauté exceptionnelle de ce pays, la rencontre amoureuse d’une femme et l’épreuve de la solitude qui lui permet de répondre à sa future exposition à New York à la galerie Paul Rosenberg, sont autant d’expériences qui nourrissent son imaginaire et le rythme spectaculaire de sa production artistique. La renommée internationale de Nicolas de Staël prend son élan au cœur de la Provence.



À Lagnes, en juillet 1953, le regard du peintre s’intensifie. Les paysages sont saisis au plus près de leur motif avec une attention portée sur l’évolution de la lumière au fil de la journée. En août, le peintre voyage jusqu’en Sicile. Son appréhension des paysages, des sites archéologiques et des musées, lui permet, une fois de retour à Lagnes, de mettre en chantier une série de tableaux parmi les plus importants de sa carrière, notamment à partir des notes prises dans ses carnets à Fiesole, Agrigente, Selinonte et Syracuse. À la même époque, son intérêt pour l’étude du nu trouve son expression la plus accomplie dans les grands tableaux de figures et de nus qui dialoguent souvent avec le paysage.

Au terme de cette année intense de travail, le peintre a la certitude, en 1954, d’avoir donné le maximum de sa force. Préparant son exposition à New-York, il écrit à Paul Rosenberg : « Je vous donne là, avec ce que vous avez, de quoi faire la plus belle exposition que je n’ai jamais faite. » 









Nicolas de Staël, Paysage, Sicile, 1953, huile sur toile, 73 x 100 cm, Collection privée © Adagp, Paris, 2018, Photo : © Jean Louis Losi

Nicolas de Staël, Agrigente, 1954, huile sur toile, 60 x 81 cm, Collection Particulière / Courtesy Applicat-Prazan, Paris © Adagp, Paris, 2018, photo : © Comité Nicolas de Staël

Nicolas de Staël, Paysage de Provence, 1953, huile sur toile, 33 x 46 cm, Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid © Adagp, Paris, 2018, photo : © Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid



Nicolas de Staël, Ciel de Vaucluse, 1953, huile sur toile, 16 x 24 cm © Adagp, Paris, 2018, photo : © Jean Louis Losi

Nicolas de Staël, Paysage de Sicile, 1953, huile sur toile, 87,5 x 129,5 cm, The Fitzwilliam Museum, Cambridge © Adagp, Paris, 2018, photo : © The Fitzwilliam Musuem, Cambridge 









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lundi 3 septembre 2018

Macronbesson








1. 7 septembre 2017 : Philippe Besson publie Un personnage de roman, roman vrai de l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron
2. 3 août 2018 : le Conseil des ministres modifie le décret n° 85-779 du 24 juillet 1985 portant application de l’article 25 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 fixant les emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du Gouvernement — particulièrement celui de consul général, « désormais laissé à la décision du Gouvernement. »
3. 29 août 2018 : Philippe Besson est nommé consul de France à Los Angeles.
4. « Le duc de Parme eut a traiter avec M. de Vendôme: il lui envoya l’évêque de Parme qui se trouva bien surpris d’être reçu par M. de Vendôme sur sa chaise percée, et plus encore de le voir se lever au milieu de la conférence, et se torcher le cul devant lui. Il en fut si indigné, que, toutefois sans mot dire, il s’en retourna à Parme sans finir ce qui l’avait amené, et déclara à son maître qu’il n’y retournerait de sa vie après ce qui lui était arrivé. Alberoni était fils d’un jardinier, qui, se sentant de l’esprit, avait pris un petit collet, pour, sous une figure d’abbé, aborder où son sarrau de toile eût été sans accès. Il était bouffon: il plut à Monsieur de Parme comme un bas valet dont on s’amuse; en s’en amusant, il lui trouva de l’esprit, et qu’il pouvait n’être pas incapable d’affaires. Il ne crut pas que la chaise percée de M. de Vendôme demandât un autre envoyé: il le chargea d’aller continuer et finir ce que l’évêque de Parme avait laissé à achever. Alberoni, qui n’avait point de morgue à garder, et qui savait très bien quel était Vendôme, résolut de lui plaire à quelque prix que ce fût pour venir à bout de sa commission au gré de son maître, et de s’avancer par là auprès de lui. Il traita donc avec M. de Vendôme sur sa chaise percée, égaya son affaire par des plaisanteries qui firent d’autant mieux rire le général, qu’il l’avait préparé par force louanges et hommages. Vendôme en usa avec lui comme il avait fait avec l’évêque, il se torcha le cul devant lui. A cette vue Alberoni s’écrie: O culo di angelo !… et courut le baiser. Rien n’avança plus ses affaires que cette infâme bouffonnerie. »(Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon)



samedi 28 juillet 2018

samedi 2 juin 2018

Découvertes subjectives -8-


Découvertes-8- (rappel) : ce qui a retenu notre attention
la semaine écoulée. Sans commentaires ni biographies.
Mais en toute subjectivité, comme à l'usage.

*





Balthus. Le semaine des quatre jeudis, 1949



Botticelli. Portrait de jeune femme (détail), 1480




Jean-Jacques Sempé.



Egon Schiele. Mère aveugle, 1914



Edward Hopper. Cour intérieure 48 rue de Lille à Paris, 1906



Tamara de Lempika

© Philippe Wojazer/AP/SIPA

-  ??




samedi 19 mai 2018

Découvertes -5-






Pawel Kuczynski
*
La vérité est en marche, elle est même arrivée, mais trop tard.
C'est un officiel du Hamas, Salah Bardawil, qui le reconnaît officiellement et l'AFP qui le confirme: 50 des 62 Palestiniens tués par Israël au cours des émeutes qui ont éclaté à la frontière lundi et mardi derniers étaient des membres du Hamas, un groupe islamiste considéré comme terroriste par l'Union Européenne et les États-Unis.
Ajoutez à cela les trois membres du Jihad islamique palestinien, tués par les forces israéliennes, le nombre provisoire des terroristes parmi les victimes s'élève donc à 53. Comme si cela ne suffisait pas, un médecin de Gaza a fortement remis en doute la cause de la mort d'un bébé de huit mois - extrêmement médiatisée - décédé selon le ministre gazéen de la santé après avoir inhalé du gaz lacrymogène lors des affrontements.
Le fait même d'incriminer Israël dans la mort de ce bébé qui n'avait rien à faire, en toute hypothèse, sur des lieux considérés comme périlleux, en dit long sur le climat de bienveillance et d'intelligence qui préside aux débats médiatiques.
Comme il était hors de question de réfléchir sur la notion de manifestation prévue pour franchir de force une frontière derrière laquelle se trouvent à quelques centaines de mètres des habitations israéliennes.
Réfléchir? Qui parle de réflexion? La foule hystérique et la foule médiatique s'entendent comme un couple obscène et déchaîné.
La presse idéologisée a accueilli sans barguigner les informations du Hamas, dont elle connaissait parfaitement le caractère mensonger et propagandiste, parce qu'elles leur faisaient plaisir.
La vérité est en marche, mais elle ne pouvait arriver que trop tard.
L'essentiel est que le Hamas a gagné à plate couture la bataille médiatique, que l'Europe a cru de très bonne grâce à sa propagande, et que le monde palestinien sera renforcé dans son irrédentisme comme les Israéliens dans leur résignation désabusée.
Et il y aura toujours quelque Galilée en Judée, qui continuera à dire la vérité tout en étant vilipendé.

P.c.c. G.W.Goldnadel

*


- !!!...

*



Christian Schloe, Envoie-moi à Paris


Picabia, Femme sur fond vert



samedi 12 mai 2018

Découvertes subjectives -4-






- ??




Le manuscrit d'Edgar Allan Poe de "Annabel Lee", publié en 1849, année de sa mort. C'est le dernier travail qu'il a accompli.


Kenne Gregoire
[peintre hollandais contemporain]


Marc Chagall. Amoureux en rose, 1916

Guido Reni. Saint  Sebastien, 1616
[Une des toiles favorites d'O.Wilde]













samedi 5 mai 2018

Découvertes subjectives -3-



Découvertes : ce qui a retenu notre attention
la semaine écoulée. Sans commentaires 
ni biographies. Mais en toute
subjectivité, comme à l'usage.




G.Klimt
Jardin dans une ferme avec crucifix, 1912

P.Picasso
Jeune fille nue avec un pot de fleur, 1905

L. de Vinci
Saint Jean Baptiste, 1509

M.Chagall
L'acrobate, 1930

P.Delvaux
Les deux soeurs, 1983


©Ludovic Marin/AFP
??... à Nouméa hier, ce n'était pas le panda habituel