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vendredi 2 février 2018

Hugo. L'âme en fleur




L'âme en fleur



Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?
Pourquoi me faire ce sourire
Qui tournerait la tête au roi ?
Si vous n'avez rien à me dire,
Pourquoi venir auprès de moi ?

Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?
Sur le rêve angélique et tendre,
Auquel vous songez en chemin,
Si vous n'avez rien à m'apprendre,
Pourquoi me pressez-vous la main ?

Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?
Lorsque je vous vois, je tressaille:
C'est ma joie et c'est mon souci.
Si vous voulez que je m'en aille,
Pourquoi passez-vous par ici ?




Victor Hugo
In Les Contemplations




Le poème de Victor Hugo, légèrement revisité, est délicatement servi ici...

    


...par mademoiselle Françoise Hardy.




*   *   *





... Si vous voulez que je m'en aille ...

Paul DELVAUX*
Le dernier wagon
1975


* Voir un choix de toiles de Delvaux.


samedi 6 janvier 2018

Paul Delvaux




Cette rapide évocation de Delvaux sera complétée par d'autres toiles, dans le courant de l'année qui commence. Delvaux peint des hommes tristes et habillés, des femmes tristes et nues, des gares, des tramways. Ses personnages ne se regardent jamais.










La Joie de Vivre, 1937


Le Dernier wagon, 1975


Les Deux Soeurs, 1983




Filles au bord de l’eau




Le jardin, 1971




Solitude, 1956



Le passage à niveau 1961


La Rue du tramway, 1938-39



Nymphes au bain, 1938



La Messagère



Train de nuit , 1947


L'écho, 1943




L'éloge de la mélancolie, 1948










Paul Delvaux est né à Antheit-lès-Huy (Belgique) en 1897. Il fait des études à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles de 1920 à 1924. Il y reçoit l’influence des courants impressionniste et expressionniste. 

Paul Delvaux marque très tôt de l’intérêt pour le dessin et pour l’étude de la musique. Il expose, en 1924, avec les artistes du groupe « Le Sillon », groupe qui rassemble des artistes influencés par l’impressionnisme. 

En 1934, l’exposition « Minotaure » du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, qui présente des oeuvres de Magritte, Ernst, Dali ou de Giorgio de Chirico, lui révèle le surréalisme. Paul Delvaux sera, dans les années 30, l’un des artistes les plus en vue de ce mouvement. Le surréalisme représente pour lui l’esprit de liberté. L’artiste, dès cette période, met en place une iconographie personnelle, sans doute autobiographique, qu’il déclinera tout au long de son oeuvre. Delvaux peint des personnages masculins vêtus et, par opposition, des jeunes femmes nues ou très dévêtues. Il situe ses personnages, véritables effigies, dans les décors de ruines antiques ou des jardins architectoniques. Un ensemble de « signes » viennent le plus souvent compléter ce monde onirique : colonnes, noeuds, crânes, squelettes, arbres ou miroirs ; Delvaux éprouve une attirance pour les objets mystérieux qu’il place dans un univers inquiétant. 
L'univers insolite créé par Paul Delvaux est poétique et érotique, un univers de « réalisme magique » où le désir fait loi. 
Paul Delvaux est mort en 1994 à Furnes (Belgique).