vendredi 21 octobre 2016

Bernard BUFFET





Bernard BUFFET
L'Ange de la guerre (détail)
1954


Révélé à 19 ans, prodige fêté de la génération Sagan, ce peintre sans répit sort de pénitence au Musée d'art moderne de la Ville de Paris.
Le purgatoire serait-il un long couloir vide où l'écho du monde fait un vacarme assourdissant? Par sa vaste hauteur Art déco, le Musée d'art moderne de la Ville de Paris offre cet espace intermédiaire au plus méconnu des peintres célèbres. Comme Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, Bernard Buffet a deux visages, l'un chéri, l'autre détesté. Le jeune artiste miraculeux de 19 ans qui a le charme d'un Radiguet, sa fragilité, son audace. Le nanti au succès insolent qui fait des jaloux dans Paris Match, à la Rolls-Royce dorée, à la femme belle et mode, Annabel Schwob de Lure, qui incarne l'esprit de Saint-Germain-des-Prés et l'oisiveté chic de Saint-Tropez.
Les critiques féroces de ses ennemis furent plus tenaces que ses jeunes lauriers.
Aux bravos précoces qui saluèrent l'éphèbe aux longues mains blanches de virtuose ont succédé la richesse désinvolte d'un peintre fêté et cassé comme un héros de Françoise Sagan.
*

Du 14 octobre 2016 au 26 février 2017
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris organise une rétrospective de l’œuvre de Bernard Buffet (1928 - 1999), considéré comme l’un des peintres français les plus célèbres du XXème siècle, mais également l’un des plus discutés. À travers une sélection d’une centaine de peintures, l’exposition propose une relecture d’une œuvre qui a été en réalité très peu vue.


2 commentaires:

  1. Navré, mais je ne vois pas l’intérêt de sortir Buffet du placard. Hideux, déprimant, et un tantinet prétentieux. Bien dans les goûts de la caste bobo.

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  2. Très beau texte, Cher Nuage,
    Toucher par le laid, n'est-ce point atteindre l'enfer recherché ?

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