Passage
Ne vous méprenez pas
Je ne suis que de passage
Un être fictif sur un trajet
Sans itinéraire
Je pousse des portes
Qui s’ouvrent
Sur la vie
Et d’autres portes
Qui mènent je ne sais où.
..."Je pousse des portes
Qui s’ouvrent
Sur la vie
Et d’autres portes
Qui mènent je ne sais où."
***
L’évocation de Magritte fait penser immédiatement à sa "fameuse pipe" qui n’en était pas une. Il le disait d’ailleurs : « La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer, ma pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc, si j’avais écrit sous mon tableau "Ceci est une pipe", j’aurais menti ! ». D’ailleurs, cette pipe, réalisée en 1929, elle avait pour titre : "La Trahison des images".
Pourtant, ce n’était pas seulement une pipe, représentative ou pas. Magritte était un peintre surréaliste dont le style très académique, très classique, était au service d’une relation absurde entre les choses représentées. Ce sont les compositions de ces tableaux qui sont extrêmement rafraîchissantes, donnant des correspondances, des connexions, des courts-circuits très particuliers entre les idées, les choses, les êtres, les concepts. Comme Salvador Dali qui était le peintre des rêves, Magritte s’est évertué dans l’onirisme figuratif - à ne pas confondre avec l’onanisme figuratif !- avec des formes géométriques très accentuées et des couleurs souvent reposantes à l’œil.




Quelles belles images pour ce beau poème.
RépondreSupprimerPortez vous bien, Nuage, de porte en porte, .
Magritte et Chedid : une belle rencontre.
RépondreSupprimerMerci Tata,
RépondreSupprimerMerci Aukazou.