E.Munch, 1906
L’éclair et le pin
J’ai poussé plus haut que l’homme et l’animal,
Et si je parle, – nul ne me parle, à moi.
J’ai poussé trop solitaire et trop haut :
J’attends : qu’est-ce donc encor que j’attends ?
Le siège des nuages est trop près de moi, –
Ce que j’attends, c’est le premier éclair.
Friedrich Nietzsche
(1844-1900)
In Poèmes et fragments poétiques posthumes
(1882-1888)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci d'utiliser cet espace pour publier vos appréciations.